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Comment la spiruline contribue t-elle à renforcer le système immunitaire ?

La spiruline a la réputation bien méritée d'être un aliment à haute valeur ajoutée pour l'immunité. Ses contributions au renforcement des défenses immunitaires de l'organisme sont en effet considérables – à commencer du fait sa richesse incroyable en provitamine A et en autres caroténoïdes, mais aussi du fait du rôle de ses oligoéléments, antioxydants, et polysaccharides.

La spiruline a la réputation bien méritée d'être un aliment à haute valeur ajoutée pour l'immunité. Ses contributions au renforcement des défenses immunitaires de l'organisme sont en effet considérables ? à commencer du fait sa richesse incroyable en provitamine A et en autres caroténoïdes, mais aussi du fait du rôle de ses oligoéléments, antioxydants, et polysaccharides.

Immunité – comment la spiruline contribue t-elle à renforcer son système immunitaireLa nutrition joue un rôle fondamental dans l'immunité : d'une part, une mauvaise nutrition affaiblit la réponse immunitaire à une infection; de l'autre, les infections empirent le statut nutritionnel. La spiruline possède d'autres vertus en matière d'immunité que celles liées au simple statut nutritionnel, mais celles-ci sont encore relativement peu comprises au regard de la complexité du sujet.

Pour un bilan condensé en tableau, n'hésitez pas à consulter plutôt cette page.

"A" pour anti-infection

Intervient à tous niveaux dans la réponse immunitaire Absolument prioritaire pour ceux qui manqueraient de vitamine A. Un apport qui semble intéressant pour les autres… Avec ~70% des AJR en 3 g, la spiruline est une des meilleures sources qui soit (et sans excès possible…

Les deux éléments critiques pour faire face à une infection sont les réserves en énergie (avoir la fièvre et frissonner consomment beaucoup de calories) et la vitamine A. La vitamine A intervient à tous niveaux dans la réponse immunitaire et une déficience, même légère, abaisse considérablement les défenses de l'organisme.

Autre particularité : le manque de vitamine A ne concerne pas seulement les sous-nutris puisque l'alimentation occidentale moderne en est souvent pauvre. La spiruline est une source exceptionnelle de précurseur de vitamine A et peut donc jouer un rôle important pour compenser une déficience ? un préalable nécessaire à l'obtention d'une défense immunitaire solide.

La vitamine A comme "vitamine anti-infection"

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Peu après sa découverte, la vitamine A a focalisé les attentions de la recherche du fait son impact considérable sur la morbidité et la mortalité infectieuse [[1]]. Une vague de tests cliniques a été menée à bien dans les années 1930' et le public a vite été acquis à la cause d'une alimentation plus saine. La découverte des premiers antibiotiques a ensuite éclipsé les recherches sur des principes immunostimulants dans l'alimentation pendant une quarantaine d'années. Essentiellement étudiée pour son impact sur la vision, la vitamine A n'a été redécouverte comme agent anti-infectieux qu'en 1983, quand une étude a mis en évidence une surmortalité quatre fois supérieure chez des enfants indonésiens en déficience légère de vitamine A [[2]].

Il est désormais bien accepté par la science que la correction de déficiences en vitamine A est une priorité pour assurer une bonne immunité. Que ce soit contre un simple rhume ou pour des affections plus graves, la spiruline y trouve un rôle important.

La vitamine A intervient en effet à tous niveaux dans la défense immunitaire :

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Mécanismes de défense non-spécifique (système immunitaire inné)

  • Barrières physiques La vitamine A joue un rôle crucial dans l'entretien des muqueuses, lesquelles constituent en temps normal une barrière presque impénétrable pour la plupart des agents infectieux. Une déficience en vitamine A accroit notablement la perméabilité de cette ligne de défense qui tapisse notamment les voies respiratoires, le système gastro-intestinal et le système génito-urinaire…
  • Cellules phagocytaires La vitamine A intervient directement dans la production des phagocytes, ces cellules qui capturent et digèrent les microbes.
  • Système lymphatique La vitamine A participe à la production des globules blancs qui patrouillent dans la lymphe.
  • Système du complément Défense fondée sur l'activité d'enzymes, dans laquelle interviendrait aussi la vitamine A.

Mécanismes de défense spécifique (système immunitaire adaptif)

Immunité humorale
  • Ce système s'occupe de liquider les bactéries et virus en circulation dans le corps humain. Le statut en vitamine A impacte fortement la quantité et l'efficacité des anticorps produits.
Immunité cellulaire
  • Ce système s'occupe de lutter contre les cellules infectées ou cancéreuses. La vitamine A en améliore notablement l'efficacité de certains mécanismes.

Il faut noter cependant que le boost de l'immunité dû à la vitamine A semble essentiellement ressenti par ceux qui en manquent. Plusieurs mécanismes paraissent rendre bénéfique un apport qui dépasse celui nécessaire pour simplement éviter ou compenser une déficience, mais l'impact est évidemment plus limité.

Une pléthore de caroténoïdes pour une meilleure résistance à l'infection

Escomptez une meilleure résistance et une diminution du stress physiologique associé aux infections Avoir un régime alimentaire riche en caroténoïdes semble être de l'intérêt de tous La spiruline est la meilleure, et quasiment l'unique, source alimentaire de lutéine/zéaxanthine

Point important, une grande partie de l'impact attribué à la vitamine A s'obtient sans conversion des caroténoïdes précurseurs… en fait, même les caroténoïdes non-provitaminiques ont un rôle conséquent (en premier chef la lutéine de la spiruline et le lycopène de la tomate).

Nombre d'études animales ont d'ailleurs mis en évidence un accroissement de la résistance aux infections et un amoindrissement du stress subi par l'organisme en cas de maladie (réactions inflammatoires mais aussi involution thymique aiguë…) lié à un régime alimentaire riche en caroténoïdes même non-provitaminiques.

À l'exception des fleurs de calendula, la spiruline est la source la plus riche qui soit en lutéine/zéaxanthine, et donc une alliée de qualité dans la recherche d'une meilleure immunité.

Un rôle complexe pour les oligoéléments

En l'absence d'un statut normal en fer ou en zinc, la qualité de la réponse immunitaire est généralement très dégradée Pour ceux qui manquent des ces éléments uniquement ? les excès sont contre-productifs ! La spiruline est très riche en fer assimilable, mais juste assez pour compenser les petites déficiences sans pencher vers un excès ; elle contient aussi un peu de zinc et de sélénium

Tout est question de modération en terme de fer. Les deux extrêmes que sont l'excès et la carence en fer augmentent la susceptibilité aux infections.

Il est à noter que pour la spiruline tout est question de dosage de culture : certaines spirulines peuvent être dangereusement riches en fer (et donc seulement bonnes à compenser des carences sévères), d'autres ne pas en contenir plus que des traces… Les travers d'un excès de fer sur ce point et d'autres nous ont conduit à doser notre spiruline avec modération ? faisant un arbitrage entre les besoins d'une forte majorité à consommer plus de fer et le risque de passer facilement à un excès. Loin d'une course au fer, nous avons décidé de vous fournir 15% des AJR en une dose quotidienne de 3 g, compensant ainsi aisément l'essentiel des petites déficiences sans risquer de vous affecter si vous en avez assez.

Personnes exposées à un risque conséquent de paludisme ou de dysenterie amibienne

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En fait, c'est un peu plus compliqué que ça. Le fer est en effet aussi un oligoélément critique pour la croissance et la réplication des micro-organismes. Ainsi, un excès de fer va permettre aux bactéries dites sidérophiles de se développer assez facilement, accroissant notamment le risque de nombre d'intoxications alimentaires : Escherichia coli (la cause principale de gastro-entérites), Vibrio vulnificus, Salmonella enterica (qui cause une salmonellose), Listeria monocytogenes (qui cause la listériose)…

Lors d'une attaque infectieuse le corps rapatrie le fer circulant et le séquestre au sein des cellules afin d'en laisser le moins possible à la disposition de l'"ennemi". Et c'est pourquoi en cas de carence en fer, les agents infectieux en ont peu à leur disposition, ce qui créé une certaine "immunité nutritionnelle" pour l'hôte.

Attention cependant ! Une déficience en fer affecte généralement sérieusement la réponse immunitaire en particulier cellulaire et cette "immunité" liée à un manque de fer ne semble concerner principalement que deux maladies typiquement tropicales :

Si vous vous estimez susceptible d'être infecté de l'une de ces maladies, une certaine prudence s'impose et le choix d'un taux de fer un peu bas peut très bien se justifier. En effet, des interventions de complémentation en fer sur des populations à risque ont pu à plusieurs occasions mener à des bonds de mortalité. Serait-ce le cas sur des individus par ailleurs bien nourris, notamment en terme de vitamine A ? La question reste ouverte…

Une déficience en zinc affecte un grand nombre de mécanismes immunitaires, en particulier en termes de qualité de la barrière de la peau et des muqueuses, ainsi que de l'immunité cellulaire. Il est donc crucial d'avoir assez d'apports en zinc… tout en ayant à l'esprit que de hauts niveaux de zinc sont légèrement contre-productifs. Comme pour le fer, il s'agit d'un nutriment essentiel à la fois pour l'organisme hôte (nous !) et les pathogènes qui tentent de l'infecter. Des niveaux élevés de zinc vont donc non seulement légèrement inhiber la réponse immunitaire (en affectant l'activation des macrophages dans le système du complément) mais potentiellement aussi poser problème dans la séquestration du zinc face à l'avancée de l'"ennemi". Nous avons donc là aussi fait le choix de la prudence dans le dosage du milieu dans lequel notre spiruline est cultivée.

Le sélénium est un autre oligoélément fourni en léger appoint par la spiruline. Son importance comme oligoélément est une découverte très récente mais on le pense désormais intimement lié à une bonne immunité. Il est utilisé sur le mode de l'antioxydant, protégeant les cellules immunitaires des radicaux libres qu'ils génèrent dans leur travail d'élimination des pathogènes.

Les antioxydants ont aussi un rôle immunitaire

Réduisent le stress oxydatif des cellules immunitaires et participent donc à préserver leur intégrité fonctionnelle Pour tous, tout particulièrement les seniors La spiruline est richissime en antioxydants, notamment en phycocyanine ? pigment bleu plus particulièrement étudié pour sa puissance d'action immunitaire

La spiruline est une excellente source d'un grand nombre d'antioxydants ? à premier titre la phycocyanine, le pigment bleu de la spiruline. Il a été récemment prouvé que ceux-ci ont un rôle important dans la défense de l'organisme en cas d'infection, en particulier étant donné qu'ils protègent les cellules immunitaires du stress oxydatif et les préservent ainsi dans leur intégrité fonctionnelle [[3]]. La même étude indique que la nécessité d'un support antioxydant s'accroît avec le vieillissement, puisque la réaction immunitaire semble générer plus de stress oxydatif chez les seniors.

La phycocyanine de la spiruline est en ce moment un antioxydant sous le feu des projecteurs de la recherche scientifique et on lui découvre notamment un rôle dans l'immunité qui dépasse celui d'un simple antioxydant. [[4]]

Et quelques petits plus immunitaires mal compris de la spiruline

Inhibent l'infection virale in vitro et boostent la réaction immunitaire cellulaire Un potentiel effet de boost en cure ou lors d'une infection Des polysaccharides pour environ 30% du poids sec de la spiruline

Les polysaccharides de la spiruline, une fraction représentant 30% du poids sec de la spiruline, ont un rôle qu'il serait laborieux d'analyser en partant de chaque polysaccharide isolément. L'un d'entre eux a cependant retenu l'attention des scientifiques du fait de ses fortes propriétés d'inhibition virale : le "calcium spirulan" (Ca-Sp). Celui-ci a pu inhiber la réplication in vitro des virus de l'herpès type 1, des oreillons, de la rougeole, de la grippe A… ainsi que la pénétration de certains d'entre eux dans les cellules hôtes. [[5]]

L'action conjointe des polysaccharides de la spiruline a par ailleurs été assez extensivement étudiée (par exemple sur l'infection à l'herpès de hamsters [[6]], l'action des macrophages du chat [[7]] et l'immunité cellulaire chez la souris [[8]]) et s'est montrée si prometteuse qu'un laboratoire en a breveté l'usage d'un extrait simple à l'eau chaude (Immunila®). Notez cependant qu'il n'y a aucun intérêt particulier pour le consommateur typique à acheter ce type de produit, sachant que la dose conseillée correspond aux polysaccharides extraits de l'équivalent de 2,5 g de spiruline, qui de plus sont cuits en autoclave à 120°C pendant 1 h !

Même en faisant fi des études financées directement par le laboratoire détenant le brevet d'Immulina®, les résultats chez l'être humain sont très prometteurs, et confirment le rôle immunitaire des polysaccharides indépendamment des autres composantes de la spiruline. L'intérêt n'en reste pas moins flou, se profilant peut être comme élément de cures destinées à renforcer de façon passagère l'immunité cellulaire chez des sujets dont la réponse immunitaire est médiocre [[9]].

Enfin, un petit rôle pour la vitamine B12

En l'absence d'un statut normal de B12, la réponse phagocytaire perd en efficacité Important pour les déficients en B12 ? soit essentiellement les vegans ~30% des AJR en 3 g ? assez pour compenser les déficiences généralement constatées

Une déficience en B12 affecte la réponse immunitaire, tout particulièrement en terme de quantité et d'efficacité des phagocytes. Il s'agit d'un élément important puisque les déficiences en vitamine B12 sont courantes chez les végétaliens (mais pas les végétariens).

Et bien sûr, des études généralistes

Certains chercheurs ont aussi cherché à étudier les effets de la spiruline sur l'immunité sans l'analyser composant par composant. Il a par exemple été mis en évidence chez la souris une amélioration conséquente de la réponse immunitaire suite à des infections bactériennes et fongiques [[10]] et de même chez la poule ? avec même un doublement de l'activité des lymphocytes NK chez les plus grosses consommatrices [[11]]. Des résultats notables ont aussi été trouvés chez l'être humain, chez les seniors.

Clairement la spiruline n'usurpe pas sa réputation d'aliment boostant l'immunité. Il manque plus d'études ciblées chez l'être humain mais le rôle immunitaire de nombre de ses composants nutritionnels a d'ores et déjà été prouvé. Pour vous aider à suivre le conseil d'Hippocrate de faire de votre alimentation votre premier médicament, n'hésitez pas à acheter une spiruline de qualité nutritionnelle particulièrement élevée.

0 - "Nutrition, immunity and infection" (2010), Prakash Shetty [aperçu sur Google Books]
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